alexandra part au tibet

15 janvier 2008

Essentiel

Le réveil est souvent propice à l’inspiration, les idées se bousculent, qui ne sont pas forcément le récapitulatif de l’agenda de la journée qui s’annonce. Sentiment évanescent de mieux saisir l’essentiel de la vie à mesure qu’on avance, de comprendre bribe par bribe quelles sont les choses importantes. J’aurais volontiers noté tout ça au moment où les idées étaient les plus claires mais le quotidien a exigé de moi les actions répétitives, pas toujours désagréables mais tellement terre à terre. Subsiste, maintenant que j’écris avant de me mettre au travail dans un bureau est encore vide et silencieux, la frustration de passer ses journées à s’agiter pour participer à l’accroissement des richesses de ce monde, dans cet endroit factice et superficiel qu’est l’entreprise. Je sais, mais j’ai mis beaucoup de temps à le comprendre, que quel que soit l’intérêt du poste que j’occuperai je serai toujours dans l’inutilité profonde, et qu’à moins de faire partie de ce cercle d’êtres supérieurs capables de mettre sa vie au service de l’humanité – Picasso, Einstein, Ghandi, Pasteur, Mandela…. – ce qu’on fait de plus important dans ce bas monde c’est bien de donner la vie.

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07 janvier 2008

Résolution

Me revoici au boulot après deux semaines de congés bien occupés par mon petitou (même pas pris le temps d’écrire une ligne !). Dans quelques minutes la corvée des bons vœux aux collègues commence ! N’ai pris qu’une seule bonne résolution pour le nouvel an (mais quelle résolution) : VIVRE l’instant présent avec le plus d’intensité possible, ne plus gâcher une seule minute de cette vie qui passe si vite.

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25 octobre 2007

La petite fille aux papillottes

Attente à la caisse d’un supermarché hier. J’aperçois de dos une petite fille à quelques mètres de moi, 3 ou 4 ans pas plus, serrée dans son petit manteau mauve, s’impatientant . Le profil me semble étrange sous la masse de cheveux mal coiffés. Elle se retourne et son petit visage défiguré par une brûlure – un accident domestique j’imagine - me porte un coup au cœur. Son œil droit est bandé, les traits sont dévastés. Elle a collé sur chacune de ses tempes une petite faveur rose vif sans doute récupérées sur un cadeau ou un bouquet. Pour se cacher ou pour être jolie ?
Quel avenir pour cette petite fille dans une société ou l’apparence compte tant ?

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11 octobre 2007

l'enfant qui ne voulait pas venir

Ce midi je flâne un peu dans la bibliothèque de mon entreprise, un livre capte mon attention (les livres sont capables de vous attrapper comme une prédateur se jette sur sa proie, vous et personne d'autre ce jour-là) : L'enfant éternel de Philippe Forest. Je me souviens avoir lu un article dans un magazine féminin voici plus d'un mois à son sujet, je feuillette le livre qui confirme l'information que mon cerveau a enregistré et soigneusement conservé à mon insu : il parle de sa petite fille morte d'un cancer...je suis happée par quelques phrases qui me mettent aussitôt les larmes aux yeux, je referme et je m'éloigne "non je ne PEUX pas lire ça", je reviens, reprends le livre, le repose encore, m'éloigne un peu plus..."il faut que je le prenne", "non je ne pourrais pas lire ce livre", je pars à l'autre bout de la bibliothèque, des titres m'accrochent "l'enfant volé", "l'enfant ceci" "l'enfant cela", par quatre fois le mot enfant qui saisit mon regard...je choisis à la va-vite un livre sur la psychologie, repasse devant le Forest, le prend, le repose, me dis que je dois essayer de le lire, balaye encore quelques pages magnifiques et réussis à partir sans le prendre en essayant non sans mal de refouler les larmes qui me montent aux yeux...de retour au bureau, j'essaie de me concentrer sur un dossier, puis un autre, décide de faire une recherche philippe forest sur internet, lit quelques critiques et avis de lecteurs, me revoilà redevenir cramoisie et je sens de nouveau la respiration qui s'accélère, le sang qui bat aux tempes et les larmes qui reviennent...je me dirige vite vers les toilettes (je vous rappelle je suis sur un open space) , là je réalise qu'hier soir contrairement aux mois précédents je n'ai pas versé une larme quand la perspective d'être enceinte s'est un peu plus éloignée, pas une larme quand cette nuit je me suis réveillée en sursaut avec la certitude que je n'aurai pas d'autre enfant, pas une larme quand ce matin je me suis dit pour la centième fois qu'à 2 ou 3 ans ç'aurait été possible, si je n'avais pas autant attendu...

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13 septembre 2007

Libre dans sa tête

Ai croisé hier une mère avec ses enfants, le plus petit dans une poussette, le plus grand (5 ans environ) courant devant. Le garçon, avec un large sourire, s’éloignait en courant, criait « au revoir » à sa mère et à son frère, grisé par cette prise d’indépendance, puis ralentissait jusqu’à que ce que sa mère l’ai presque rattrapé et recommançait le manège.

Cette expression à la fois de fierté et de griserie face à cette liberté mesurée !!!

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10 septembre 2007

Retour à la case départ

Voilà je fais ma rentrée ! Comme toujours dans la tête des envies de tout changer radicalement, exacerbées par la déception de constater que rien n’a changé nulle part après trois semaines d’absence (on se demande bien quel cataclysme aurait modifié radicalement mon environnement mais à chaque fois je ressens ce même sentiment qui signifie qu’il faut reprendre le fil là où on l’avait laissé). Aussi le sentiment que cette fois c’en est fait, je ne peux plus vivre à Paris (oui mais pas non plus en Province, illustration d’un trait de caractère fort chez moi : la contradiction), que je ne peux plus passer autant de temps sans mon fils (qui pleurait ce matin en me voyant partir), que je veux faire un autre métier – un qui me passionne et pas seulement un qui me fasse vivre, plus ou moins bien d’ailleurs. Et puis de retour sans bébé en gestation, avec une courbe de température peu significative pour autant que je sois capable de l’interpréter, et dans la tête l’intuition que ce second bébé ne viendra pas et qu’il n’est de toute façon pas raisonnable d’imposer à un enfant une mère qui aura presque 70 ans lorsqu’il en aura 25…et malgré cela l’impossiblité à faire son deuil de cette envie d’enfant.

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02 août 2007

Compagnons imaginaires

Elevée comme une fille unique, rêveuse, timide, un brin asociale sans doute, j’ai passé mon enfance et mon adolescence à me projeter dans les livres et les films. Il m’aura fallu pas mal de temps pour abandonner cette drôle d’habitude de « vivre » une histoire avant de m’endormir. Je bâtissais mon scénario et je laissais aller mon imagination jusqu’à ce que le sommeil ne vienne interrompre cette rêverie. Le soir suivant, je reprenais l’histoire où je l’avais laissée, je la peaufinais, je la modifiais jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par une autre, suggérée par un livre, un film, une rencontre furtive…un jour je me suis aperçue que je m’endormais en repassant le film de la journée ou ressassant les soucis du moment, j’étais devenue adulte.

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01 août 2007

Début de vie

Mon fils de 17 mois s’applaudit à chaque fois qu’il réussit à faire quelquechose dont il a visiblement compris l’importance comme : manger seul avec une cuiller ou ranger les clés dans la petite pochette de mon sac à main.

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Fin de vie

Conversation autour de la machine à café, voici quelques semaines, sur le thème « préparer ses vieux jours ». Après les énumérations classiques « il faut que j’épargne », « j’irai me retirer à la campagne », « moi pas, passé un certain âge on n’a plus la force de profiter de son jardin », « est-ce qu’on aura une pension seulement », « oui il va falloir apprendre à vivre avec moins de choses » etc., quelqu’un a dit « moi je me retirerai peut-être dans un monastère »…un éclat d’ironie ou de provocation a bridé un peu plus ses yeux asiatiques (il est eurasien), les autres ont souri ne sachant pas si c’était une boutade, mais n’ont rien ajouté. Je me suis dit à ce moment-là que oui un jour - encore lointain mais plus tant que ça finalement si j’en juge par les jours défilant dans le style « grand prix de monaco » - il faudrait commencer à se préparer à autre chose en s’éloignant de l’agitation, de la nécessité de paraître, des futilités de la vie pour tenter de mettre un peu de sens dans tout ça avant de partir. Bizarrement, je n’ai pas trouvé ça triste.

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25 juillet 2007

On ne gagne pas deux fois au loto

Mauvaise nouvelle. Mon amie qui m’avait annoncé sa grossesse au début du mois a fait une fausse couche. Etant donné le temps qu’elle a mis pour être enceinte (la première fois tout comme la seconde), j’ai peur que pour elle le chapitre soit clos.

Même mauvaise nouvelle pour Stéphanie http://thepetitegraine.blogspot.com/, moral en berne.

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