15 janvier 2008

Essentiel

Le réveil est souvent propice à l’inspiration, les idées se bousculent, qui ne sont pas forcément le récapitulatif de l’agenda de la journée qui s’annonce. Sentiment évanescent de mieux saisir l’essentiel de la vie à mesure qu’on avance, de comprendre bribe par bribe quelles sont les choses importantes. J’aurais volontiers noté tout ça au moment où les idées étaient les plus claires mais le quotidien a exigé de moi les actions répétitives, pas toujours désagréables mais tellement terre à terre. Subsiste, maintenant que j’écris avant de me mettre au travail dans un bureau est encore vide et silencieux, la frustration de passer ses journées à s’agiter pour participer à l’accroissement des richesses de ce monde, dans cet endroit factice et superficiel qu’est l’entreprise. Je sais, mais j’ai mis beaucoup de temps à le comprendre, que quel que soit l’intérêt du poste que j’occuperai je serai toujours dans l’inutilité profonde, et qu’à moins de faire partie de ce cercle d’êtres supérieurs capables de mettre sa vie au service de l’humanité – Picasso, Einstein, Ghandi, Pasteur, Mandela…. – ce qu’on fait de plus important dans ce bas monde c’est bien de donner la vie.

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